Friches

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Reconversion des friches industrielles, patrimoniales, commerciales : un enjeu dans la Nièvre comme ailleurs

On n’hérite pas de la terre de ses ancêtres, on l’emprunte à ses enfants (Saint-Exupéry) Le patrimoine, c’est sans doute aussi ce que nous empruntons à nos enfants…

De notre culture française du patrimoine, vient trop souvent l’idée que, seul, le très ancien est intéressant et digne de préservation. Pourtant, notre environnement construit est, pour 80 %, l’héritage des deux derniers siècles…
Nous nous situons à la croisée du passé, du présent et de l’avenir : ce qu’on appelle les friches patrimoniales et industrielles, est donc susceptible de constituer un écrin potentiel pour l’aménagement futur. C’est à dire un matériau pour construire notre environnement de demain…

La matière à réflexion ne manque pas.
Rares sont les pôles urbains ou bourgs ruraux qui ne possèdent pas un bâtiment tertiaire, industriel ou agricole, abandonné pour cause de disparition des entreprises qui l’utilisaient et non réhabilité. Il s’agit parfois aussi de terrains laissés à l’abandon en ville, non encore reconstruits, provenant de bâtiments démolis: des friches urbaines appelées « dents creuses ».

Des lieux qui sont tous porteurs de mémoire…

 

L’Atelier Arkedif prône le renouvellement des villes et bourgs à partir du patrimoine

Si la problématique des friches n’est pas nouvelle, elle constitue aujourd’hui un enjeu crucial pour l’aménagement du territoire dans la Nièvre comme ailleurs.

Démolir est facile, les arguments ne manquent pas : le bâtiment ne sert plus, il est dégradé, sa typologie ne se prête pas à tous les usages, c’est une cicatrice sociale et économique qu’élus et citoyens veulent effacer…
Mais, le bâti peut avoir marqué les esprits, il est parfois « iconique », sa valeur architecturale peut être réelle.

Pourquoi reconvertir plutôt que détruire ?
Sur ces friches peuvent émerger de nouvelles fonctionnalités : l’enjeu économique et touristique de la reconversion patrimoniale peut alors être évident pour un territoire.
Autre point non négligeable en ces temps de réduction des enveloppes budgétaires : ériger une construction neuve coûte en moyenne plus cher qu’une opération de rénovation et de recyclage, sans même tenir compte du coût de démolition. En outre, beaucoup d’anciennes structures industrielles peuvent supporter des charges importantes et ont été bâties avec des matériaux de qualité.

 

Les friches patrimoniales et industrielles dans la Nièvre : un levier de dynamique territoriale

 Il s’agit de transmettre tout un pan d’histoire, en intégrant les atouts architecturaux et patrimoniaux de ce bâti délaissé, en privilégiant les facteurs d’attractivité en termes de développement économique, d’aménagement du territoire et de renouvellement urbain, et tout en valorisant les savoir-faire locaux.

Les perspectives, autour d’une image valorisante, moderne et interactive du paysage, sont nombreuses.

 

L’expérience et l’expertise de l’Atelier Arkedif

La reconversion des friches pose la question de la réadaptation du bâtiment à de nouveaux usages. Pour l’Atelier Arkedif, qui possède à la fois une vraie vision de l’urbanisme et la volonté de garantir la « continuité du récit urbain », il s’agit d’une démarche cohérente et motivante, d’une réflexion valorisante.

Notre expérience nous permet d’accompagner tous les acteurs dans cette prise de conscience collective de l’intérêt des friches.
Notre expertise nous positionne en partenaire privilégié et impliqué.

 

Méthodologie

Intervenir dans l’existant reste un acte très complexe.

L’Atelier Arkedif défend une architecture humaine : ce qui nous conduit à poser les premières bonnes questions face à une friche : pourquoi et comment faire ?
Notre démarche architecturale est respectueuse des lieux. La reconversion attribue une nouvelle fonction au bâti qui avait perdu sa valeur d’usage. Cela implique transformations et réinventions : un véritable acte de création architecturale.
Mais, à l’opposé des principes de l’architecture moderne où la forme, conçue à partir de la « page blanche », découle de la fonction, la reconversion invente une nouvelle démarche qui prend, comme point de départ, la reconnaissance et la valorisation d’un bâti déjà existant.

Ce n’est donc pas la forme qui fait sens, c’est le sens qui fait forme.
Tout projet doit s’adapter à l’édifice et non adapter l’ouvrage à son programme.
L’enjeu est donc de faire coïncider un besoin, un programme et le potentiel du bâtiment. Et savoir également résoudre les équations environnementale et financière…
Dans nos réalisations, dans nos projets, et au cœur même de notre atelier, ancienne friche reconvertie (voir notre carnet), transparaît notre attachement sincère à la thématique des friches.
La reconversion de friches patrimoniales, industrielles ou commerciales, s’inscrit dans la Nièvre comme ailleurs, dans un urbanisme de régénération, de transformation de la ville sur elle-même, est la conséquence directe de l’essoufflement de l’urbanisme de création et d’extensions périphériques.

 

La friche est successivement et potentiellement en sommeil, en projet et en vie… L’Atelier Arkedif veut contribuer à transformer, à re-créer, à fabriquer de nouveaux lieux de vie…